lle continue d’apposer son empreinte, la déferlante Enfantillages. Fédératrice et populaire. Saine et intelligente. Poétique et ludique. Consciente et aventureuse. Une montée crescendo amorcée en 2008, pour un projet conçu initialement pour n’être qu’une parenthèse, et qui a trouvé son point culminant il y a deux ans avec une quarantaine de Zénith au taux de remplissage insolent. De l’abnégation, du bouche-oreille carburant au super, du pouvoir de séduction : Aldebert additionné les succès comme le Petit Poucet les cailloux.

En chiffres, c’est 700 000 albums, 800 concerts, le million de spectateurs et des écoutes streaming à neuf chiffres. Plus qu’une référence jeune public, un pilier, un refuge. Il y a, bien sûr, l’homme : chef de meute volontaire, habile et agile des mots, mélodiste globe-trotter, maître de cérémonie félin et bon camarade à l’humeur égale (comme dans la vie, diront ceux qui le côtoient de près).

Toujours de la malice, des idées à profusion et des délices, à l’abordage de ce quatrième volet d’Enfantillages.

Ce qui ne change pas, c’est le soin méticuleux apporté à l’emballage musical – arrangés de main de maître par Hubert Harel et Christophe Darlot, complices également à la scène – ainsi que l’opulence des invités, ouvert à tous les vents. Sont ainsi conviés à ce nouveau banquet : Calogero, la famille Souchon, Thomas Dutronc, Jérémy Frérot, Peter Garrett, Yannick Noah, Jeanne Cherhal, Gramoun Sello, les sœurs Berthollet, Arthur Teboul ( voix prédicatrice du groupe Feu Chatterton !), Oxmo Puccino, Youssou N’Dour, Raphaël Mezrahi et Guillaume Meurice, Alain Dorval ...

Jouant plus que jamais avec l’art de jongler entre la posture de l’enfant et celle des parents, Aldebert s’octroie une totale liberté pour réenchanter le monde avec une prodigieuse et constante générosité.