Et Bob en a gros sur le cœur, depuis la disparition de « sa » Mimie, sa femme, sa muse, sa partenaire, son âme sœur. Il lui a juré de continuer, alors il serre les poings et revient avec sa seule raison de vivre : le rock’n roll !

Ce nouveau disque est un cri d’espoir, celui d’un homme qui a perdu l’amour de sa vie, mais hurle son amour de la vie. Ses chansons sont des portes ouvertes sur la révolte, l’amour, la lutte, l’amitié...Elles nous réveillent et nous secouent en pleine crise sanitaire, tous enfermés derrière nos masques, et nous redonnent envie d’avenir. Son instrument c’est sa voix, et Bob chante le blues de l’homme seul, et le rock’n roll sauvage du rebelle. Il est comme le partisan, dans sa reprise bluesy de « Bellaciao », celui qui se battra toujours pour la liberté ! Avec son gang de BLUES BASTARDS électriques, il nous tire vers le haut, là où on respire mieux...

WE NEED HOPE ! Oui, Little Bob on a tous besoin d’espoir, et de disques comme celui-ci !

DE LA SUEUR ET DES LARMES

Retour en 2019. Bob est mal et il a mal depuis la disparition de Mimie. Mais il reprend la route direction Londres, pour des concerts furieux. Il revient là où il a vécu des « High Times » avec son groupe mythique, Little Bob Story, à la fin des 70’s, en pleine période punk. C’est l’étincelle qui rallume le feu. Il revient gonflé à bloc et se remet à écrire et composer.

En chef de bande, il rameute les Blues Bastards, son groupe de fidèles guerriers : Gilles Mallet, le « Keith Richards français », Bertrand Couloume son contrebassiste costaud et groovy, Mickey Blow l’harmoniciste rock’n roll classieux, le retour de Nicolas Noël le pianiste au son si soul, et deux batteurs en alternance : son neveu Jérémie Piazza, jazzman capable d’envoyer du bois, et Mathieu Poupard élevé à l’école du rock havrais.

Bob n’a pas de temps à perdre, il reprend la voie rapide, alors le gang répète et finalise les morceaux pied au plancher. Le disque est enregistré début 2020...juste avant la crise du Covid 19 !

L’album porte le titre du premier morceau, comme un manifeste visionnaire : « We Need Hope » ! Car avant la crise sanitaire c’était déjà la crise économique, sociale, écologique...et Bob en a marre , et , comme nous, il a envie d’autre chose, de changements, de rêves et d’espoir ! Il ne veut plus de ces murs et barbelés qui nous séparent, comme il le scande dans « Walls and Barbed Wires ».

Pour faire écho à cette révolte qui gronde, le groupe reprend « Bella Ciao » l’hymne des rebelles du monde entier, que son père, anarchiste italien, devait lui aussi entonner contre les fascistes. Ici sa version bluesy est juste poignante et hargneuse ! Mimie n’est plus là, mais Bob lui a réservé une place de choix dans ce disque. Les chansons servent aussi à exprimer sa douleur, son chagrin, et sa colère vis-à-vis de l’injustice de la mort.

Sur « You can’t come back » il pleut dans le cœur de Bob, il retient ses pleurs mais nous lâche sa voix à fleur de peau, celle d’un homme au cœur à nu, sans filet, qui ne veut pas oublier.dans un frisson d’émotion pure . Dans « Il Bello de la Vita » il nous fait ce cadeau de chanter dans sa langue maternelle la beauté de la vie avec Mimie, depuis le jour où ils se sont rencontrés et qu’il s’est senti « Ready to Fly » pour sortir d’une période sombre et bluesy avec cette autre fille, « Long Legs ». Comme le chante Bob ballade romantique aux accents celtes, Mimie était « Made for me ».

Mais Bob n’a pas que le blues, il se rappelle sa découverte du rock’n roll à l’adolescence en Italie sur un « I Was a Kid » électrique et dansant ; et à propos d’électricité, « Looking for Guy-Georges », est un appel à son ancien complice, Guy-Georges Grémy (GGG), le guitar hero classieux de la « Story », qui a marqué tous ceux qui l’ont vu et entendu à l’époque, et qui un jour a tout arrêté et disparu... Pour finir en beauté Bob nous sort un tiercé gagnant de reprises : « Natural Born Bugie », brûlot irrésistible d’Humble Pie, groupe de Steve Marriott, ex Small faces et héros du rock anglais, tout comme Ray Davies et The Kinks que l’on retrouve pour un « Where have all the good times gone » limpide et joyeux, et enfin un hommage à l’immense chanteur Richie Heaven dont il reprend le bien nommé « Freedom » qui l’a rendu célèbre à Woodstock.

Une nouvelle fois, Bob vient nous montrer qu’il est un immense rocker, un grand chanteur, et qu’il sait faire hurler son cœur ! Et quand les concerts reprendront, nous reprendrons tous en choeur avec Bob, ce « We Need Hope » fédérateur !