Certains vivent avec la musique mais Manu, lui, vit dans la musique. D’ailleurs il est bien rare de le croiser sans son instrument. C’est à l’adolescence qu’il décide d’apprendre la guitare, dans une ville qui n’en manque pas : Toulouse, sa ville natale. L’énergie rock s’éveille en lui instinctivement, et il se sert de sa guitare acoustique comme d’une électrique.
De la Garonne au Pacifique… A 21 ans, Manu est envoyé au service militaire où il intègre la fanfare de Nouméa, au soleil...et aux cymbales ! Son voisin de chambrée, 1er prix du conservatoire, lui enseigne le solfège et la technique classique. Pour Manu c’est une révélation. Il squatte les douches de la caserne à l’acoustique particulière pour y travailler. De retour sur les bords de la Garonne il décide de préparer le conservatoire avec un professeur brésilien. Il travaille d’arrache pied pour passer le concours. Manu est récompensé et brillamment reçu.
De la ville à la scène… C’est l’heure des premiers groupes. Il sillonne la région et multiplie les concerts. C’est ainsi qu’il rencontre Matthieu Chedid et Olivier Lude. Une rencontre déterminante puisque à force de discussions et d’échanges se structurent ses mélodies et sa voix. Fruit de cette maturation « Interieur Bouts d’ficelle », enregistré en 2003. Un premier album autoproduit dans une cave toulousaine, où l’on découvre alors un auteur et un musicien multi-instrumentiste.
L’envol d’une plume… En 2005, Manu Larrouy est sélectionné pour participer au Chantier des Francos et devient « découverte » aux Francofolies de La Rochelle en 2006. La même année il est programmé aux Bars en Trans à Rennes. Il prend l’autoroute pour la capitale bretonne et, sous la pluie, a un accident de voiture. Après une longue convalescence, le physique et le moral reprennent le dessus, et Manu termine l’écriture de son futur album. Il écrit également le premier single de Maya Barsony, "la pompe à diesel".
Un mec à la coule… Février 2008 « Mec à la cool » surgit de la plume de Manu. La fondation de « Mec à la coule » l’album. L’histoire d’un mec, sans appartenance, sans étiquette religieuse ou sociale vers lesquelles se tourner face à une réalité de plus en plus difficile. L’histoire d’un trentenaire étonné par l’avènement d’une certaine France « bling-bling ».
La signature…l’enregistrement… Manu fait écouter « mec à la cool » et dans la foulée signe avec Motown et sa directrice artistique, une certaine Diam’s… L’enregistrement en studio se profile et, en quête d’un réalisateur reggae et pop, Manu Larrouy rencontre outre-manche Mike Pelanconi, le producteur artistique de Lili Allen, Graham Coxon… Ils enregistrent à Londres en août 2008 Mike Pelanconi offre à ces sessions d’enregistrements une réalisation artistique humaine, à l’image de Manu ; derrière ses manettes il met en évidence toute la puissance intérieure de celui-ci et réussit à mettre sur bande, presque au grand jour, ses sensibilités, son dynamisme et ses certitudes. Il en ressort un album ultra personnel dont les secrets de la réussite sont multiples : une complicité évidente et sereine dans l’équipe, une voix limpide glissée dans un écrin musical réalisé sur mesure, une énergie quasi-palpable due à la participation de musiciens Londoniens prestigieux. L’ensemble est habillé par un berceau d’arrangements bien sentis de Pierre Le Bourgeois (l’âme de Nosfell). Le bijou atteint son écrin après le mixage qui se déroule en toute simplicité à Brighton chez Mike. Home made again…
L’histoire d’un renouveau… Entre reggae, pop et folk Manu propose d’emblée un album évident qui s’offre le luxe de plusieurs lectures. C’est un disque qui s’impose dès la première écoute mais qui se dévoile doucement. C’est bien là que se situe la profondeur de la musique de Manu. Comme une mer qui scintille masquant ses fonds, riches et variés.
« mec à la cool » Un titre qui donne le ton. Un style réaliste, sans doute la meilleure façon de découvrir Manu Larrouy. Histoire d’exister au delà des clichés communautaires, Manu s’estampille authentique devant la France "bing bling".
« Carla » "Carla, car la roue tourne" c’est la petite musique de l’utopie et de l’espoir. Un message qui nous fait du bien comme un gros bol d’air frais.
« A tort à travers » Un mec accro d’une nana, une nana qui rend dingue. Un "amour-jalousie" simplement résumé dans « à tort à travers ». « Le dernier mot » Histoire de trouver sa place dans ce monde vu du ghetto.
« Le dernier mot » Histoire de trouver sa place dans ce monde vu du ghetto. L’approche psychologique d’un homme qui balance et qui cherche son équilibre dans le monde qui l’entoure.
« le cœur gros » Le champ des possibles des amours impossibles. Une rencontre qui va vite, un flash, puis un clash et encore le cœur qui trinque. Le temps se gâte et l’amour n’y résiste pas.
« zéro » Repartir de zéro puis aimer à nouveau. Plus que nos rêves de perfection et de fantasmes l’important est de vivre les choses intensément.
« il y a… » Qu’y’a t’il au fond de nous ? de moi de toi… on ne sait pas vraiment, mais en tout cas ce sont des choses très différentes. L’important est de garder le mystère et de ne pas s’y perdre.
« l’arbre de gueule de bois » Un arbre de la forêt est déraciné et se retrouve à terre. l’allégorie de l’homme...du chanteur peut être.
« Maria » Un morceau assez évident pour comprendre que chez Manu, la fusion est totale entre le chant et la musique. Manu fait résonner les mots comme un instrument.
« Toulouse » Un hommage à la ville rose et à son atmosphère particulière, cette ville qui s’accroche à nos cœurs comme une jeune femme amoureuse. Ce vent qui rend fou, et ce sentiment mélancolique qui coule en nous...comme une Garonne.
« les ponts » Manu chante "les ponts" comme des liens amoureux. Tantôt forts et solides, tantôt vieux et fragiles.
« l’inconnu » Une jeune femme nous rejoint dans le lit, l’amour, un bonheur simple, jusqu’à quand...c’est l’inconnu. Peut-on forcer cette variable souvent fatale aux plus belles histoires d’amour ?













